Fédération Associative Columérine Colomiers
Fédération Associative Columérine
Michel Beauchamp

Club Montagne de Colomiers

NOUS L’AVONS FAIT

Nos perigrinations dans la region

mardi 22 août 2017, par Club Montagne (Date de rédaction antérieure : 22 août 2017).
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Là ou chacun raconte son vécu


A partir du 1er septembre toutes nos aventures seront relatées sur le site suivant : https://clubmontagnecolomiers.blogs...https://clubmontagnecolomiers.blogs...
Nous serons contents de vous y retrouver !!!!!!!


Ce 20 aout à 7 heCe 20 aout à 7 heures 9 personnes sont au départ de Colomiers pour rejoindre Campan par les routes du Gers.

Malgré une brume épaisse et inquiétante au départ de la randonnée qui se lèvera à partir de midi. La journée se déroule sous un beau soleil.

Après une montée un peu raide (800m de dénivelé) avec quelques passages délicats nous atteignons le sommet du Teilhet ou une vue splendide sur les Pyrénées s’offre à nous et en particulier nous apercevons le pic du Midi.

Au milieu du "courtaou" nous trouvons un endroit idéal pour casser la croute.
La redescente est longue et sans encombre, le sentier reste fort agréable.

Le pot de l’amitié est au village de Campan ou le tenancier du café pour une fois ne se laisse pas amadouer par nos biscuits et nous demande de les déguster dans un autre lieu. Mais nous sommes pleins de ressources, nous visitons le village et ses célèbres "mounaques" puis nous dégustons nos délicieux gâteaux et pâtisseries sur l’aire de pique-nique avant de reprendre la route.

Compte rendu du 30 juillet le col de Barège
Départ à 6h45, nous étions 14 personnes au départ de Colomiers. A 9 h nous démarrons la randonnée de l’hospice de France par une montée un peu raide et périlleuse en direction du plateau du Campsaure et du col de Barège.

Au sortir du bois le chemin devient plus fréquentable et c’est sans encombre que nous arrivons au col de Barège.

Tous se trouvant en forme nous poussons jusqu’au sommet voisin le tuc du plan de la Serre, de là le paysage est grandiose sur les sommets Pyrénéens, la vallée de Luchon et l’Espagne. De retour au col, le casse croûte est le bienvenu.

Au retour nous longeons le plateau du Campsaure jusqu’à la cabane de Roumingou pour éviter la partie scabreuse de l’aller avant de redescendre sur l’hospice de France ou nous prenons le pot de l’amitié, il est 15h 45 nous avons marché 14km pour 825m de dénivelé. 

Partis de Colomiers le 5 juillet avec promesse d’un soleil radieux, nos 8 participants (6 dames soutenues par deux hommes) découvrent au fil du temps que le soleil a décidé de faire « grasse mat … !! »

Nous arrivons à Sauveterre de Comminges sous un ciel plombé. Depuis la mairie de ce village à l’écart des grands axes et perdu au milieu de vallons verdoyants, nous nous engageons dans des beaux chemins boisés qui de temps à autre traversent de vastes prairies pour gravir des coteaux qui auraient dû nous laisser découvrir la chaîne de Pyrénées comme un superbe panorama.
Un petit crachin vient en fin de matinée saper notre moral quant à la possibilité de manger au sec. Que nenni, …. Ne rêvez pas quand même !! La pluie s’arrête mais sans laisser sa place au soleil.

Nous découvrons au détour du chemin un oratoire complété d’un lieu de pique-nique sympa. Certaines ont confondu (honte à elles), l’oratoire avec un barbecue (je ne nommerai personne)…. Il est vrai que sa forme et l’hypoglycémie…pouvaient laisser penser !!! L’après-midi, nous gravissons à nouveau la dernière colline qui domine le village de Sauveterre. La pente est « soutenue » (comme qui dirait un animateur bien connu des cémécistes) : 26%... pour un final, certaines ont « apprécié »..la vue d’en haut. Heureusement, des bancs étaient là pour une halte avant le retour à la voiture. Le pot fut pris à VALENTINE car celui de SAUVETERRE était fermé…..

Commentaire de l’animateur : cette balade avait été proposée à l’origine (en 1986-87) par le CMC qui l’avait (après labélisation par la FFRP) entretenu pendant de nombreuses années. Il avait disparu d’une édition… Temporairement et ce fut heureux car il est à mon avis d’un accès abordable pour découvrir la randonnée car peu de routes et grandes variété de sentiers et de paysages. 

Impression de la sortie du 2 juillet 17

Enfin, voilà une vraie sortie de niveau 2. Au programme, le pic de Séron (2489m) situé non loin de la station de Guzet.

En utilisant le système de cotation IBP/index de la FFR, cette sortie est cotée 99. Un score compris entre 76 et 100 correspond au niveau 4, c’est-à-dire que cette randonnée est assez difficile à difficile /selon le niveau d’entrainement/ puisque nous tutoyons en approchant de 100 le niveau 5 réputé difficile. Voir pour les curieux le site de la FFR.

Christine, en enfilant ses nouvelles compétences d’accompagnatrice (félicitations) pris toutes les précautions pour que la sortie se déroulât au mieux, sécurité oblige. A la réunion de jeudi, elle présentât le profil et énumérât les difficultés que nous allions rencontrer. Chacun(e) des présents put juger sur pièces de sa possibilité ou non de s’inscrire et c’est donc un petit groupe, une voiture seulement qui répondit présent. Elle évitât, en toute connaissance de cause, les niveaux supposés, un peu comme la blague qui courait au sujet de l’obtention de son permis de conduire : le trouver dans un paquet de bonux !

Départ à 7 heures en l’emplacement habituel.
La difficulté d’approche résidait dans le parcours des derniers km car la route se transformait en piste. Serait-elle carrossable pour le type de véhicule, standard, dont nous disposions. Oui et non. Nous avons pu parcourir les ¾ de la piste mais la fin nous a servi d’échauffement à l’aller et de récupération au retour.

Ambitieuse, Christine nous proposât une boucle : Cirque de Gérac, (1806m), cabane de Turguilla (2064), le col (2422) et si absence de névé ou de gyspet rendu très glissant par l’abondance des pluies, le sommet du pic Séron, le retour se ferait par l’étang d’Aubé (2087).

Dès le départ, le chemin se transforme en via ferrata. Pour passer les difficultés le long de barres rocheuses, il y a des équipements fixes (câbles, échelles, escaliers en rond de béton, qui nous aident à franchir ces obstacles. Tranquillement nous approchons de la cabane de Turguilla ou nous nous reposons quelques instants.

Celle-ci a été retapée en 2009 et les randonneurs ne l’on pas dégradée depuis. Elle dispose d’un insert et de 6 couchages. Pensez à monter du bois si vous y séjournez car les arbres sont absents à cet endroit et il serait dommage de se transformer en Bernard Palissy en brulant le mobilier.

Les choses sérieuses commencent juste après ce court repos. Il nous faut monter en continue jusqu’au col par un chemin balisé mais assez détrempé. Le ciel se dégage au fur et à mesure de notre ascension, nous allons bientôt dominer une mer de nuages du plus joli effet. Le col atteint, il ne reste qu’une soixantaine de mètres à grimper mais la pente herbeuse est vraiment très raide et rendue glissante par les récentes pluies et chutes de neige. Ce n’est pas tant la montée qui pose problème, le nez sur le sol nous ne nous soucions pas du gaz et le poids du sac ne nous tire pas vers l’abime, mais il faudra bien redescendre. Une chute est vite arrivée. Que faire ! Le sommet est tentant. Nous y apercevons un couple donc il est « faisable ». Nous nous concertons et décidons de déjeuner sur le Pic.

 Étaient-ce l’heure avancée, 13h30, les efforts fournis, l’altitude, le fait d’être plusieurs, car nos comportements sont influencés par la présence des Autres ce que l’on nomme : la facilitation sociale, toujours est-il que nous mangeâmes avec fort bon appétit même si le piquenique est quelconque.

Nous le disons dans tous les commentaires, ça devient un poncif, mais la vue de ces sommets alentours est vraiment magnifique et c’est ce qui nous encourage à grimper si haut et à souffrir autant. La brume qui nimbait les sommets ajoutait un joli effet de hautes montagnes. Du pur bonheur.

Après 1 heure de repos, ce qui s’avéra le plus difficile nous attendait. D’habitude, nous comptons les 2/3 du temps de montée pour la descente. Que nenni, pas pour atteindre l’étang d’Aubé. Le chemin est vraiment tourmenté. Ce n’est qu’enchevêtrements de blocs souvent glissants, que passages de rus débordants, de dédales et de labyrinthes qui nous obligent quelquefois à remonter enfin une succession de chausse-trappes.
Il y eu bien quelques chutes mais sans gravité. Il fallait être très vigilants d’où une progression lente et disposer de genoux et de hanches en bons états, bien huilés dument entretenus, pas d’occasion. Bref, une bonne mécanique dans un corps sain.

Heureusement, nous ne descendons pas jusqu’aux berges de l’étang. Nous le surplombons pour atteindre, enfin un chemin, digne de ce nom, qui nous mène jusqu’au col surplombant le cirque de Gérac. Retour vers la voiture en décontractant quadriceps et autres jumeaux, ils ont suffisamment poussés aussi bien dans la montée que la descente. La langue aussi à bien fonctionné.

Avertissement au lecteur :
 Deux cas se présentent. Si vous êtes un pur et dur du compte-rendu, un montagnard pur sucre, un musculeux avec une haute barrière psychologique mieux vaudrait que vous sautier le passage suivant. Il pourrait vous paraitre hors sujet.

Par contre, si vous êtes aussi généreux, pour donner, que dans vos efforts prodigués sur votre terrain de jeu préféré, si vous supporter la lecture d’un narrateur peut-être atteint du syndrome (épistolaire) de Gilles de la Tourette et amateur de San Antonio, alors je vous encourage à poursuivre la lecture.

En effet, je vais faire appel à dons en m’inspirant fortement d’un article et en essayant d’en tirer la substantifique moelle (hi, hi…) : microbiote : un nouveau médicament plein de promesses, parut dans le Monde du 28/06/2017.
Pourquoi un randonneur (se) ? Parce qu’il faut des adultes sains et généreux. Et vous en êtes.

De quoi s’agit-il ? Au plus profond de votre Être se cache un trésor : le microbiote, excusez du peu, il se compose de 100 000 milliards de micro-organismes. Bien sûr et hélas nous en avons tous fait l’expérience, la machine se dérègle de temps à autre : diarrhées, maux de ventre…Dans les cas les plus sévères les médecins utilisent la TMF pour soigner les patients et même en 2013 l’ANSM * a conféré à la TMF le statut de médicament.

Mais que cache le sigle TMF ? Eh bien c’est la transplantation de matières fécales. Si, si. Déjà qu’il faut pleurer pour donner son sang, encore plus sa semence alors imaginer ses selles ! Voici mon appel :
Amis randonneur (ses), au cul, aucune hésitation
Dévoilez vos fesses, offrez vos fèces pour la science
Tous(tes) sur le pot pour ceux qui n’ont pas le pot
D’avoir un bon macrobiote
Soyez généreux dans votre poussée comme vous l’êtes dans la montée.

Sans transition, nous prenons le pot de l’amitié à Seix (ça ne s’invente pas, décidément nous restons dans le même registre). Retour à Colomiers vers les 21h30.

Bonnes randos à tous sur les chemins et soyez heureux d’ici là.

*ANSM : Agence Nationale de Sécurité du médicament.

Ayant remarqué que sur le site du CMC, dans la rubrique "nous l’avons fait’ il manquait le CR de cette randonnée du 25 juin...je me lance ... avant d’oublier les détails !
Partis à 4 voitures depuis Colomiers au rdv habituel c’est à dire derrière la mairie à 7 heures presque pétantes, notre groupe d’une quinzaine de randonneurs ( en fait, on n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur le chiffre exact qui est resté un mystère jusqu’aux comptes du pot de l’amitié , d’où une grande partie de rigolade !) 
Nous résistons à l’appel de la route du Ricard vers l’Andorre et nous arrêtons à l’Hospitalet-près-l’Andorre vers 9h , point de départ de cette rando niveau 1 (750 m de dénivelé et 5h30 de marche AR estimés) située en Ariège.
Le sentier qui conduit au lac et au refuge des Bésines longe d’abord doucement la vallée à flanc de versant en sous-bois en dégageant parfois des échappées sur des vues vertigineuses accentuées par la mer de nuages que nous survolons.
Ambiance brumeuse donc magique.
Les photographes en profitèrent pour immortaliser les fleurs printanières encore nimbées de gouttes de rosée.
Passée la crête des Bésines, le GR plonge vers l’Est en direction de la vallée des Bésines et plus loin vers la Cerdagne.
Nous traversons des bosquets de rhododendrons à peine en fleurs (rouges carmin) et les connaisseurs identifieront aussi un ou 2 pieds de lys Martagon espèce protégée, également en fleur (jaune).
Bien d’autres fleurs parfois miniatures et discrètes malgré leurs couleurs vives (œillets roses, gentianes bleues ...) feront le bonheur de nos photographes amateurs ou plus simplement à travers les yeux des autres. Si je vous parle ici beaucoup de fleurs c’est que j’ai omis de vous signaler que cette randonnée fait partie des 4 randonnées (1 par saison) qui serviront à préparer l’exposition photos de janvier 2018 sur le thème des quatre saisons en montagne. Notre ballade du jour est consacrée aux fleurs des Pyrénées. 
Nous traversons ensuite une sorte de petit campement industriel en ruines, mangé par la végétation car abandonné par EDF depuis longtemps et longeons une ancienne voie ferrée utilisée pour la construction du barrage des Bésines, quelques wagonnets cachés ci et là jalonnent aussi le parcours du sentier qui rejoint le lac.
A partir de la retenue d’eau, le paysage devient carrément enchanteur, les sommets des montagnes se reflétant dans les eaux bleues du lac ou dans celles des ruisseaux dévalant que nous franchissons sur des pierres disposées comme des pas japonais dans un jardin paysager.
Nous laissons trois de nos amis qui feront une très belle halte piquenique dans une prairie proche d’une plage de sable bordant le lac et ses îlots. Endroit qui sera également fort propice aussi à la sieste et aux bains de pieds du groupe de tête lors de sa redescente l’après-midi.
Pour l’instant nous poursuivons notre chemin par un raidillon de 80 m de dénivelé environ pour arriver au refuge. Cette dernière grimpette effectuée sous la chaleur du soleil au Zénith, le groupe appréciera la pause repas et la boisson au pied du refuge des Bésines. 
Trois de nos camarades les plus valeureux continuent leur progression après le repas à travers pierriers et névé vers le col de la Coume d’Agnel à 2470 m d’altitude d’où ils apprécieront la vue sur les sommets du Péric.
Les trois petits groupes redescendent chacun à leur rythme maintenant sous un ciel changeant parfois humide et se retrouvent au parking de l’Hospitalet juste avant la pluie. 
Le bistrotier du village pousse les tables pour accueillir notre grand groupe et nous servir cervoises et autres boissons désaltérantes pour un pot de l’amitié fort convivial. Merci à Brigitte pour son fameux gâteau aux myrtilles !
Le convoi repart vers Colomiers que nous atteindrons vers 21h30 après une bien belle journée.

Impressions sur la sortie de niveau 2 du 18 juin

Dans ce compte rendu sur la sortie intitulée : tour du Biros, 12 km et environ 1000 m de dénivelé, il sera question du concept temps, de cimetières, de chaleur, de bergers, d’enfilage de perles et éventuellement de montagnes.

Pour ce deuxième tour des élections législatives, comme pour le premier d’ailleurs le départ tenait compte de la possibilité d’effectuer notre devoir électoral. C’est donc à 8h30 pétantes que 5 courageux (2 dames et 3 messieurs) se retrouvèrent au lieu habituel de départ. Le temps, météorologiquement parlant, était tout à fait favorable et même trop. Grand bleu annoncé et …aussi la canicule. Nous espérions que l’effet altitude opérerait, perte de 1° Celsius tous les 150m, et que sur les hauteurs nous aurions un peu d’air respirable. Alors en avant !
 Ah, la météo demeure un sujet de conversation universel et inépuisable. C’est vrai que nous sommes tous dépendants de la météo et que lors des réunions du CMC nous l’évoquons fréquemment mais le vocable temps peut s’entendre autrement et moins légèrement. Ainsi ;

C’est assis sur le banc situé à côté du petit parking à l’entrée du village de Balacet qu’il me revint une autre définition du temps. Ce siège est placé face au Vallier avec en contrebas une charmante chapelle et son cimetière. Cela me fit réfléchir. Emprunts à Sénèque :
« Le temps qui jusqu’ici t’était ravi, ou dérobé, ou que tu laissais perdre, recueille et ménage-le. La plus grande part de la vie se passe à mal faire, une grande à ne rien faire, le tout à faire autre chose que ce qu’on devrait. Et encore pour finir : Montre-moi un homme qui mette au temps le moindre prix, qui sache ce que vaut un jour, qui comprenne que chaque jour il meurt en détail. »

Le sac est léger à cette époque de l’année mais ceci dit le voilà singulièrement remplit et alourdit. Ca fait pas de mal de faire travailler ses neurones, voilà un bon chewing gum à mâcher durant la montée au col puis au pic de l’Arraing.

Vous aurez compris que l’on parcourt cette boucle au départ de Balacet dans le sens antihoraire et heureusement mais j’y reviendrais. Le départ est soutenu et c’est par un chemin confortable que nous atteignons le col éponyme.

Par la suite, l’itinéraire se complique un peu à cause des multiples sentes tracées par les moutons. En général, elles suivent à peu près les courbes de niveaux, laquelle choisir pour atteindre le sommet ? Il nous a fallu « bartasser » dans la chaleur de fin de matinée pour atteindre le 1er sommet. Non sans difficultés pour moi car en plus de la chaleur, le manque de chemins digne de ce nom, la fringale et la soif inextinguible m’affaiblissaient.

Christine, notre accompagnatrice du jour, non sans une certaine logique, nous rappela vers les 12h30 que ce serait bien de déjeuner sur le dernier sommet, en plein soleil et à 2 heures de marche !, nous n’aurions plus qu’à descendre, alors que l’ombre de charmantes hêtraies nous invitait au pick nique. Que j’aurais aimé m’arrêter dans ce havre de verdure et imiter Monsieur le Sous-Préfet d’Alphonse Daudet non pas pour rédiger un discours mais pour reconstituer mes forces.

 Mais bon, un chef est un chef,
Même en jupon.
 Obéissons,
 Crénom de nom.

Nous avons enfin déjeuné un peu avant le dernier sommet. Trois irréductibles poursuivirent jusqu’au pic de Serrau, deux autres coupèrent en direction du col. Ils nous rejoignirent vers la cabane de Couledoux. Après une jasse, deux options se présentent : soit retourner, à flanc, vers Balacet soit faire un crochet par Irazen. Cher lecteur vous aurez deviné notre choix. Le plus long et le moins emprunté.

Heureusement que le GPS existe et que Christine l’avait savamment programmé. Ces chemins se ferment. Nous n’avons rencontré personne sur cette boucle pourtant réputée. Il a donc fallu naviguer laborieusement dans de vieux chemins non entretenus, non balisés. De vieux arbres barraient souvent le passage. Une autre recommandation, marchez couvert en haut et en bas. Nombre de ronces, orties et aubépines vous agresseront au passage avec leurs défenses et peut-être réveilleront vos allergies.

Enfin nous arrivons dans le village d’Irazen. Seul un couple représente la vie dans ce village perdu du pays Biros. Il nous indique que l’eau fraiche de la fontaine est buvable, un vrai bonheur mieux que le meilleur des vins de Bordeaux en cette occasion. Un agréable chemin presque horizontal nous mène jusqu’au point de départ. Il est pratiquement 18 h, la boucle est bouclée.

Vu des vautours et nombre de petits oiseaux, c’est encore le printemps pour eux et ils nous le font agréablement entendre aux travers de leurs chants. Vu aussi de rares orchis (peut-être de Bouffon) en lisière de forêt.

À ce propos, savez-vous ce qu’est un orchidomètre ? C’est un instrument de mesure masculin totalement opposé aux boules de geisha même s’il y a ressemblance. Ça n’a rien à voir avec les orchidées. Vous êtes sur la voie ?
Réponse : Il s’agit dans les deux cas d’un chapelet qui ne sert pas à compter les prières à Marie. L’instrument de mesure masculin est composé de perles ovoïdes de différentes tailles et il sert à calibrer les gonades masculines. L’autre est composé de perles de même taille et… demander à Madame, ça sera mieux. Je suis sûr que vous ressortirez cette nouvelle connaissance lors de moments conviviaux bien arrosés, en l’accommodant à votre sauce.

Plus sérieusement, nous avons rencontré des moutons gardés par des bergers. Là, encore il me faut faire une digression. Si la montagne est aussi soignée par endroit c’est grâce à la symbiose de ces deux entités. Sans tirer sur le capital, en gardant un nombre optimal de bêtes qui paissent, le berger intelligemment dans sa vie professionnelle est un gardien du biotope. Ne pourrions-nous aussi devenir un berger de l’être, c’est-à-dire sauvegarder l’ensemble de ce qui est, un gardien de toute vie et de toute chose ? L’Homme s’est détaché de la Nature, ruine celle-ci aux services de ses propres intérêts. Nous nous éloignons de plus en plus de la Nature alors que nous devrions en prendre soin. Il faut cependant noter des progrès en montagne de la part des randonneurs, il est devenu rare de trouver des ordures.

Une seule preuve. J’ai commencé mon propos en parlant de cimetière, je vais aussi le terminer dans les mêmes termes en constatant que le pare-brise des voitures devient de moins en moins un cimetière à insectes. L’avez-vous constaté ? Il y a peu c’était un vrai carnage au retour des balades, il fallait utiliser les essuies glaces pour y voir, maintenant très peu d’insectes viennent y mourir. Les insecticides sont passés par là mais aussi toutes les nuisances en cascades qu’ils impliquent.

Pot de l’amitié à Castillon en Couserans. Un grand merci à Christine pour sa proposition et son accompagnement.

Mais qui hélas fut victime d’allergies :
chaleur de printemps
 la marque des herbes
 sur ses jambes

Comme nous, utilisez au mieux votre temps, soyez heureux, frétillez de la queue.
À bientôt, sur les chemins.


Ce 25 mai à 7heures nous sommes 22 au départ de Colomiers pour monter à l’étang d’Izourt le ciel est bien bleu et une journée chaude nous attend. 9heures 30 nous commençons la monté sur le GR10. Au loin une énorme conduite achemine les eaux des étangs d’Izourt et de Gnioure vers la centrale que longe notre chemin.

Pendant la deuxième guerre mondiale cette très longue vallée, comme bien d’autres fut empruntée pour échapper aux Allemand.

Notre chemin s’élève en sous-bois le long du ruisseau avant d’atteindre la jasse de Coume avec ses quelques orris témoins d’une ancienne activité pastorale, les genêts et les rhododendrons commence à fleurir.

Enfin la vue se dégage et s’amplifie de grands sommets se découpent dans le ciel. Nous découvrons l’étang d’Izourt et les bâtiments datant de la construction du barrage, une stèle commémore la mort des ouvriers ensevelis lors d’une tempête de neige (1937).

Le site est merveilleux un régal de s’installer pour le casse-croute au bord du lac ou se reflètent tous les sommets alentours et profiter du calme des lieux

Un bref passage sous une cascade pour certains histoire de se rafraichir et il faut penser à redescendre.

Une petite halte à Auzat pour le pot de l’amitié à la terrasse d’un bistrot au bord de la rivière et retour à Colomiers vers 19 heures.

Impressions sur la sortie du dimanche 21 mai 2017

Ce dimanche, libre d’élection, nous permettait d’envisager une sortie plus lointaine et plus longue.

Dans la classification céméciste, il s’agissait d’un niveau 2 : 17 km de long avec 1200 m de dénivelé. Pour minimiser la participation financière des randonneurs intéressés nous avons établi une règle passagère : être un multiple de 5 marcheurs.

Donc dimanche matin de bonne heure nous embarquions à 5 dans une voiture pour se « faire » le Pic d’Oussouet (1873 m). Il s’agit d’un dôme débonnaire se situant près de Bagnères de Bigorre et face au superbe Pic du Midi.

Dès la sortie de Germs-sur-l’Oussouet, sous un beau temps prometteur nous attaquons, le mollet léger, notre marche, nous sommes venu pour cela. D’autres un peu moins courageux continuaient en voiture et raccourcissaient de 2 bons km la sortie. Tant mieux pour eux et aussi tant pis car au retour nous avons pu suivre une fine trace continue d’huile. Eh ! Oui, les voitures sont basses et la roche saillante et aiguisée, le bouchon de vidange n’a pas résisté. Bonjour les dégâts, mieux vaut quelques ampoules en plus…

Impossible de ne pas passer près de la cabane « bleue », c’est le bâton de la sucette. Nous sommes en niveau 2 donc obligation de parcourir les crêtes pour rejoindre l’objectif. La descente du Cuq de Crémail est sévère, les bâtons nécessaires, nous arrivons tous entiers au col du Roc de la Courade 1587 m.

Superbes paysages sur la vallée avec les villes de Tarbes et Lourdes en arrière-plan et des dômes, style volcan auvergnat ou reliefs vosgiens, d’un magnifique vert tout frais en premier plan. Nous devinons qu’il doit plus pleuvoir qu’en Ariège pour que la végétation soit aussi éclatante.

 Le retour se fera par un des multiples chemins crées par les moutons, rendons grâce à l’intelligence pratique de ces animaux, car leurs sentiers épousent les courbes de niveaux. Nous revenons donc confortablement en passant en niveau 1, de la distance mais peu de dénivelé.

Notre guide du jour, Christine excellente d’ailleurs nous n’avons jamais fait de demi-tour, s’était équipée de ceinture et bretelles c’est-à-dire de GPS et cartes du lieu aux 25 000. Ne rions pas, c’est peut-être superflu par ce temps mais absolument indispensable un jour de mauvais temps et il n’est pas rare que la brume « monte vite ». Sortie à absolument déconseillée si le plafond est bas, les crêtes sont bordées par des falaises, pas de simples barres rocheuses, non des apics. En plus aucune marques de couleur, de cairns pour s’orienter et vu le nombre élevé de sentes de moutons, il est facile de se perdre.

Vu de nombreux rapaces : vautours fauves, milans noirs et royaux, faucons et autres non identifiés ; peu de fleurs.

Par contre ces estives sont très largement fréquentées par vaches et moutons ce qui veut dire qu’elles sont jonchées de bouses et autres crottes ce qui veut dire qu’il était difficile de ne pas marcher sur les déjections et surtout les bousiers en plein travail. Il serait fort dommageable de les écraser car nous ne saurions trop louer leur admirable travail. Permettez-moi de vous rappeler cette petite histoire.

Intitulons la : bouse-toi de là.

Lorsqu’à la fin du XVIIIème siècle, les premiers colons d’Australie introduisent les bovins, le bousier indigène se trouva fort déboussolé. Lui qui était habitué aux bouses légères des marsupiaux du coin (kangourous, koalas…) le voilà confronté aux lourds et gras cacas de Marguerite et ses copines. Malgré tous ses efforts, lui et ses potes ne parviennent pas à recycler ce nouveau millésime. En conséquence, les prairies australiennes se muèrent en de vastes étendues de bouses humides où l’herbe ne pouvait plus pousser privant paradoxalement les vaches, coupables du fait, de pâturage. Après avoir tenté de nettoyer elles-mêmes par des moyens dérisoires et en vain, les autorités locales trouvèrent la solution dans les années 1960 : Importer massivement des bousiers africains et européens rompus à la désintégration des crottes bovines. Mais il aura tout de même fallu 15 ans d’importation et d’acclimatation pour que les prairies australiennes retrouvent leur équilibre. Alors convaincu de l’importance de leur tâche !

Pot de l’amitié, avec pour une fois un choix important de bistrots, à Bagnères de Bigorre ;

Arrivée à 19h30 à Colomiers fatigué mais ravi de notre escapade. Merci à Christine.

Impressions de la pastorale 13 et 14 mai 2017

Il s’agit ici de relater quelques impressions, incomplètes, de la Pastorale se déroulant dans le petit village d’Aspet. Incomplète car votre narrateur n’a assisté à cette manifestation qu’à partir du samedi après-midi. Un des 15 cémécistes présents ce weekend pourra prendre le relais.

Après la visite d’un petit marché tenu par de jeunes artisans locaux proposant des produits du terroir (miel, confitures, fromages, ouvrages en laine et poils de chien…) l’assistance était conviée à écouter une conférence sur le chien de protection des troupeaux de brebis, en l’occurrence : le Patou.

Ne croyez pas que derrière ce terme aux douces consonances se cache un gentil toutou, peut-être au départ quand il n’était que chien des Pyrénées mais avec tout un protocole d’imprégnation les éleveurs l’ont transformés en machine de guerre…contre les prédateurs que sont les ours, loups, renards, chiens errants et randonneurs trop curieux. Les conférenciers, des professionnels, ont réussis à nous captiver et à faire en sorte que nous regardions ces auxiliaires des bergers avec plus de respect et de bienveillance.

Après avoir observé le travail du berger aidé par son border collie et son Patou, ce fut l’heure de l’apéro. Il semblerait que dans cette région montagneuse, la cacahuète et autres gourmandises apéritives ne soient pas encore arrivées. Avec le ticket nous avions droit à une consommation pour certain(e)s ce n’était pas suffisant, il faut dire qu’un verre à la main délit les langues et permet de faire passer le temps, mais les estomacs criaient famine. La mise en place du banquet fut un peu longue et quelque peu improvisée mais au final des " musiciens/ambianceurs " et la qualité du repas ont fait que nous sommes restés sur une bonne bouche.

Hélas, le programme du lendemain, l’ascension du Cagire (1920m) ne nous permettait pas de veiller tard, nous sommes partis vers nos quartiers de nuit sans avoir écouté l’orchestre programmé. Dommage.

Sept heures le dimanche matin, nous sommes réveillés par la pluie qui tambourine sur le toit de notre caravane de location. Mauvais présage pour la balade. Il n’en est rien, le ciel bleu apparait juste après le petit déjeuner.

Il faut du désir pour entreprendre ce dialogue avec la montagne. Certains sembleraient en manquer, espérons que c’est passager. La mode du moment voudrait qu’au lieu d’être contre il vaut mieux faire avec et pourquoi pas construire un encourageant nous pour cette partenaire. J’ai même entendu le terme de passion. La montagne, surtout dans ses beaux atours avec le soleil provoquerait la passion et une certaine addiction. Tant mieux !

Au début, il faut de la douceur, la pente est plutôt soutenue au départ, elle ne se livre pas comme ça, facilement. Ne pas s’énerver, écouter son cœur, son corps car il est bien connu que : l’on ne commande à la nature qu’en lui obéissant (F.Bacon 1561-1626). Les premiers efforts produits, un peu de repos s’impose, et c’est près de la cabane de Juzet, haletant, que nous reprenons notre souffle sans lâcher l’objectif, l’arrivée au septième ciel, le sommet.

Reprise de la relation. Les jumeaux, les quadriceps sont tumescents. Ca gonfle de partout, le sang afflue dans les membres locomoteurs. Ca mouille aussi de partout, la rosée et la transpiration, qui est un vecteur de phéromones que cela soit dit en passant, nous rafraichissent en s’évaporant. Le pied, ne pas oublier de bien le dérouler, le terrain est fort glissant, il y a eu des chutes, donc bien prendre son pied avoir l’impression, dans sa tête de bien l’enfoncer, l’ancrer dans la montagne, bien à fond pour ne pas tomber et être obliger de s’arrêter, non, continuer, pas de relâche, même à petits pas mais continuer l’effort et si possible avec plaisir.

Pour ne pas s’asphyxier, nous évitons les dialogues. Ils ont leur place au début mais pas dans l’effort, quelques petits signes d’encouragements courts envers nos huit amis randonneurs, sous formes de vocalisations, suffiront. Avoir toujours en tête l’acmé de la sortie. Heureusement le sentier se poursuit avec des lacets, nous sortons de la partie boisée, la moitié du parcours est fait, le soleil nous réchauffe et nous encourage, se souvenir que ces événements sont les plus merveilleux et agréables que nous puissions expérimenter, ça aide.

Nous voilà au col, une pancarte nous indique une arrivée proche, déjà nous jouissons de la vue d’un merveilleux paysage. D’un côté la plaine avec ses villages, ses rondeurs de piémont souvent érigées de croix, ses bois profonds et noirs dans les talwegs. On devine qu’ils exhalent de bonnes odeurs de printemps. De l’autre, un superbe panorama sur la montagne sauvage couronnée de nuages.

Nous surfons sur les crêtes pour faire durer le plaisir et notre délectation. Au cairn sommital, nous atteignons un apogée voluptueux. Mais attention, la montagne peut se révéler sournoise. Juste à côté du sommet il y a un gros trou tout noir, que dis-je un gouffre dont on estime la profondeur car le fond n’apparait pas, une sorte d’enfer seulement fréquenté par des choucas virtuoses. Nous pouvons nous y perdre corps et âme. Attention de ne pas y déraper, les confondre par temps de brouillard réel ou mental, une sorte d’ivresse d’altitude. Nous pourrions nous faire mal sans tomber (MST ça irait plus vite à écrire) bien profondément.

 Les muscles en particulier les abducteurs, les adducteurs sont turgescents, le séducteur flaccide. Il est midi, l’heure du déjeuner approche. Nous cherchons un petit plateau pour nous reposer à l’abri du vent et déguster notre encas.

La descente est peu enthousiasmante. Pour s’encourager, nous pensons déjà à d’autres conquêtes. On peut aussi suggérer à ceux qui n’ont pas vécu cette jouissance ou qui ont oublié de quoi il retourne de s’imaginer la mise en branle de tout un système neurochimique de récompense ou système hédonique jusqu’à la libération d’opioïdes naturels ou autres liquides…

J’allais oublier, vu un couple de Fleunecus à lunettes de la famille des canidés mais option bipèdes de montagnes. Malgré la légendaire prudence du Fennec, nous avons pu brièvement les observer in situ. De notoriété, comme le loup son cousin, l’albatros en encore le gibbon si proche de nous, celui-ci est très fidèle tout au long de sa vie, une même femelle et c’est tout. Nous avons pu relever quelques signes confortant cette qualité de l’animal. Le Mâle avait l’air de couver, encourager, conseiller sa Femelle pour la préserver des dangers de ce milieu exigeant. Que serait-elle sans lui ?

Pot de l’amitié à Aspet, sans gâteaux, nous étions hors programme.

Merci à Alain pour son idée, aux huit amis randonneurs qui ont parfaitement gravi le sommet. J’espère que François me pardonnera, je n’ai pu résister. À une prochaine et bon vent d’ici là.

Impressions du dimanche 7 mai intitulée : les orris et le château de Roquefixade.

Sans savoir pourquoi
J’aime ce monde
Où nous venons pour mourir.
Natsume Sôseki
1867-1907

C’est vrai que cette balade en piémont est belle comme était magnifique ce jour de grand beau temps et c’est ce monde que nous aimons…
L’ensemble ne pouvait, comme le suggère ce haïku, que nous faire adorer ce macrocosme dans lequel nous passons. Mais est-ce la saison pour mourir ?

C’est le moment de vous proposer un clin d’œil en ce jour de présidentielle : gardons-nous cependant de suivre l’exemple de l’un d’eux, Félix Faure (ancien président de la république 1895/1899) mort en épectase, pour vous rafraichir la mémoire, ce mot signifie : mourir dans la jouissance ! Nous avons le temps et il y aura bien d’autres occasions de s’émerveiller.

En ce deuxième jour d’élection présidentielle, Guy avait judicieusement choisi un parcours pas très long ni trop éloigné pour pouvoir et effectuer notre devoir électoral et assister aux résultats aux 20 heures à la télé.

Sur sa demande, il sous-traita la randonnée à Christine qui doit, pour obtenir son diplôme d’accompagnatrice faire ses preuves par trois fois. En marche donc pour le plateau du Plantaurel et plus précisément vers la commune d’Ilhat et pourquoi pas vers l’allégresse…

Il nous fallait bien deux accompagnateurs pour démarrer le circuit. C’est souvent le cas en Ariège, les départs sont très mal indiqués. Les topos récupérés sur internet sont datés et nous avons toutes les peines du monde à commencer la rando depuis le hameau de Bac d’en Haut ; Il est 11 heures.
Donc un peu de « jardinage », quelques allers/retours en terrain glissant, ce qui a eu l’heur de nous échauffer, quelques doutes aussi sur le fonctionnement des GPS, ils ont bons dos ! Et nous voilà sur le bon chemin en direction des ruines du château de Lo Castèl de Roca-Fissada (en occitan).

La montée est légèrement soutenue mais régulière dans l’ensemble, il suffit de garder un petit rythme pour ne pas s’essouffler.

Vers les 13 heures nous débouchons sur les crêtes et c’est tant mieux car les estomacs se manifestent par des grognements sourds, le paysage face aux ruines du château et à la chaine des Pyrénées ariègeoises est de toute beauté de plus nous sommes à mi-parcours, trois bonnes raisons de faire la pause de midi.
Le repas pris, le corps se repose mais l’esprit travaille. Face à ces ruines du château édifié en 1034 (date facile à se rappeler pour les bouddhistes, j’en connais parmi nous, c’est la naissance de Shin Arahan primat du royaume de Pagan !), je ne peux m’empêcher de penser au courage des constructeurs de tels ouvrages et bien sûr de faire un parallèle avec notre temps.
Que de peines ils ont enduré ! Pensez à la construction avec les outils de l’époque et en ce lieu qui se voulait volontairement difficile d’accès, ennemis obligent.

A l’heure actuelle, beaucoup de gens ne demandent à la vie que l’absence de peines. Pour nous randonneurs du CMC, ce serait des sorties sans pluie, sans froid, sans montées, sans chemins glissants, sans longs parcours avec une route d’accès sans virages..etc., etc.. Vous compléterez à l’envi.

Ce mérite négatif ne peut donner aucune jouissance. Les âmes fortes veulent exister ; et pour exister en marchant en montagne, il faut rencontrer des difficultés pour mériter les paysages somptueux aux bouts des chemins. Ennemis obligent aussi. Ce ne sont plus les Vandales ou autres Sarrazins qui nous veulent du mal mais la sédentarité, l’inaction, la pollution des villes… Alors en marche avec le CMC.

Vu d’innombrables fleurs poussant sur le terrain calcaire en particulier des tapis de gentianes de L’écluse, des œillets du Roussillon, des saxifrages sur les murs du château et bien d’autres non identifiées. Vu quelques rapaces en particulier des vautours fauves.

Après la traversée des ruines du château cathares de Roquefixade, nous descendons vers le village éponyme.
C’est jour de vote, la mairie est décorée de drapeaux tricolores et nous croisons quelques Rocofissadois. À part la période des « grandes fêtes » d’été, le village va se rendormir pour 5 ans. Le parcours se poursuit à travers les ruelles pour atteindre finalement un bon chemin qui nous mène vers une stèle commémorative des combats des 6 et 7 juillet 1944 à hauteur du hameau de Coulzonne.

Une particularité de cette boucle de huit kilomètres et de 500 m de dénivelé est de ne jamais parcourir de route goudronnée. Nous empruntons d’anciens sentiers dans une hêtraie pour finalement retrouver notre chemin du départ.
La boucle est bouclée, un grand bravo aux trois nouveaux cémécistes qui ont passé avec succès leur test d’adhésion. Nous espérons les revoir prohainement.

 Nous remercions aussi notre accompagnatrice très vigilante au confort de chacun(e) et qui ne nous a pas perdus.
Retour vers Colomiers via un bistro de Pamiers où traditionnellement nous concluons la sortie par le pot de l’amitié et le partage de moult gâteaux.

À bientôt pour être en marche vers un nouvel épisode ; d’ici là bon vent !


Impressions de la balade du dimanche 23 avril 2017
Ce fut un dimanche exceptionnel à beaucoup de points de vue.
D’abord, nous étions nombreux, 16 cémécistes pour cette rando proposée par Guy, ensuite la météo annoncée se révéla juste, pour une fois, tempête de ciel bleu toute la journée. Alors En marche…une fois notre devoir électoral dûment rempli.

Il s’agissait de parcourir une boucle de 13 km au départ du village de Laroque des arcs au bord du Lot (46). Ce type de promenade est bien plus stimulant qu’un aller/retour car nous découvrons toujours des paysages nouveaux. Une « sucette » peut aussi convenir à condition que le manche ne soit pas trop long. De plus avec l’intelligence de terrain de Guy, notre guide du jour, nous l’avons parcouru dans le bon sens. Judicieusement en choisissant le sens horaire, nous avions les plus belles vues du haut de la falaise surplombant le Lot, en fin de parcours.

Certes la descente présentait quelques difficultés en sollicitant fortement les articulations du genou, mais pour ceux qui rechapèrent aux entorses et autres luxations, ils pouvaient, en arrivant remercier par des prières, voire des dons, St Roch (protecteur des animaux, j’y reviendrai) en sa chapelle qui se situait à l’origine au bord du Lot. En effet, lors du percement de la route elle a été démontée et remontée à mi- falaise, emplacement idéal pour admirer la vue sur les toits du village et les berges du Lot.

Départ de la Place du Coq où régnait une effervescence de dimanche électoral, beaucoup de voitures sur le parking et des gens endimanchés. Heureusement que les présidentielles ont lieues tous les cinq ans car aux vues des tenues sorties des garde-robes et largement démodées depuis le dernier scrutin que pourrait-on dire d’un achat effectué sept ans auparavant ! Mais il faut ce qu’il faut pour glisser son bulletin dans l’urne, ce qui revient à dire pour la circonstance : fais ce que tu veux et fais ce qui te semble bon pour le pays, l’habit importe peu.

Pas d’échauffement, nous attaquons par un superbe chemin bordé de buis, une montée assez longue et soutenue. Normal, le sol est calcaire et cet arbuste adore la sécheresse et ce minéral. De temps en temps, nous pouvons admirer des orchis. C’est un genre d’orchidées comprenant plusieurs espèces européennes sauvages terrestres ; ce genre a été créé par Linné en 1753. Espèces protégées qu’il faut admirer et surtout ne pas cueillir.

Le soleil tape fort, il n’est pas loin de midi, heureusement nous n’empruntons que peu de routes qui renvoient encore plus la chaleur et c’est par un chemin frais descendant au milieu de buis recouvert de barbe de Jupiter que l’on atteint, enfin, le lieu du déjeuner.

Nous nous installons confortablement sur une prairie, une sorte de plage bordant un maigre ruisseau aux eaux translucides. Celui-ci a eu comme propriété de faire régresser les convives qu’il accueillait gentiment. Dans notre jeunesse, nous faisions des concours de ricochets, mais les grands enfants que nous sommes s’amusaient, en lançant de grosses pierres à éclabousser les gentilles marcheuses ce qui ne manquait pas de les faire glousser et nous de rire. Courte sieste et poursuite par une montée sévère surtout avec l’estomac plein.

Après la traversée de villages composés de magnifiques maisons secondaires restaurées avec goût en respectant l’architecture typique du lot, nous empruntons un tunnel traversant l’autoroute.
Des œuvres de plasticiens, progressivement envahie par la végétation, est-ce voulu ?, nous sont proposées. Chacun y va de son commentaire, mais des gouts et des couleurs nous ne disputerons pas, car si c’est bien à cause des différences que des conflits entre personnes éclatent, c’est aussi grâce aux différences que les progrès existent. Quelquefois nous sommes des moutons de Panurge, en particulier lors de nos déplacements à la queue leu leu le long des routes, ce qui nous garantit une certaine sécurité, mais pas tout le temps, nos avis divergent souvent. Même en randonnée, il y a matière à philosopher, ainsi nous pouvons conclure que ces « œuvres d’art » de par le discours qu’elles provoquent, illustrent de manière sympathique que la différence est nécessaire au progrès. Que chacun(e) trouve sa place et face avancer le vistemboir.

Nous arrivons de nouveau au village, la boucle est bouclée, nous apercevons des chats et c’est encore un sujet grave de réflexion.

Ah ! Ces randonnées, impossible d’avoir le cerveau en paix.
Ainsi, avant les années 1970, les chats ne souffraient pas d’hyperthyroïdie. Des chercheurs ont élucidés les raisons de cette épidémie. Vous savez quoi, eh, bien la principale cause est simplement le fait de vivre en appartement. Et si quelques choses dans nos quatre murs rendent les félins malades, il en est de même pour nous ! Les Félis silvestris catus qui maraudent, pour nous humains, randonnent, n’en sont pas ou peu atteint. Dans d’autres comptes rendus il m’est arrivé de parler des perturbateurs endocriniens, mais ici se sont les « retardateurs de flamme bromés » qui sont à l’origine de cette maladie. Pour rappel, en particulier pour les anciens qui ont fait le service, le bromure avait déjà mauvaise presse. Les chats domestiques qui passent une grande partie de leur temps à se toiletter, ingurgitent ces substances contenues dans les poussières des pièces et se rendent malades. Là aussi la boucle est bouclée.

Conclusion : sortez le plus possible de votre habitation, marcher au sein du CMC par exemple, éviter d’ingurgiter ces poussières, difficile de ne pas respirer mais peut-être en se léchant moins !

Pot de l’amitié à Cahors, nous surveillons l’heure car nous ne voulons pas rater la fourchette du 20 heures. Encore une fois : merci qui ? Merci Guy.

Le 2 avril, Balade autour de Lautrec
Ca y est la saison officielle 2017/2018 est commencée. Comme première balade, nous avons parcouru une boucle au départ du joli village de Lautrec, capitale de la production de l’ail rose à consommer sans modération.

16 inscrits, 14 présents au départ à 8h à Colomiers. Le temps était plus que moyen, nous sommes partis sous la pluie mais à l’arrivée, sans qu’il y ait un franc soleil, nous avons pu nous équiper au sec.

En campagne, il y a toujours plus à raconter qu’en montagne. L’objet essentiel dans ces randonnées est d’arriver au sommet est de s’esbaudir sur le panorama. Dans les phases de transition, montée ou descente, nous devons impérativement regarder là où l’on pose les pieds, gérer la respiration et l’effort en général ce qui laisse peu de temps à l’observation fine. Mais le plaisir est là, différent de ce que l’on ressent en piémont.

Cette boucle m’a semblé plus intéressante dans sa première partie car nous traversions des collines bordées de champs d’ail, de cultures de colza en début de floraison et des prairies d’un magnifique vert. Qui dit collines dit points hauts et la découverte de beaux paysages à dominantes verts et jaunes. C’est vrai que nos cultivateurs sont de magnifiques jardiniers. Un ciel tourmenté, composé de gros nuages menaçants, de trouées bleues et tout cela animé par le vent n’est pas désagréable non plus à regarder même s’il est prometteur d’une averse toujours gênante en marchant.

La deuxième partie, à peu près égale en distance, est l’antithèse de la première. Confortable à parcourir étant parfaitement plate, non glissante car recouverte de sabline et non de molasse comme les chemins précédents. Vous l’imaginerez mieux quand je vous aurez dit qu’il s’agit de la reconversion en piste cyclable et de randonnée de l’ancienne voie ferrée Castres Albi maintenant baptisée le chemin des droits de l’Homme. Le département du Tarn a trouvé bon de la border par des haies assez hautes si bien que vous n’apercevez rien du paysage environnant. Pendant 7 à 8 km vous marchez confortablement sur de grandes lignes droites, avec l’impression de ne pas avancer, entre deux murs de verdure qui heureusement commençaient à fleurir.

Des oiseaux babillaient, gazouillaient, jabotaient, piaillaient (comme ça je couvre une large palette de volatiles ne sachant reconnaitre et l’animal et le chant) pour attirer les femelles ou pour défendre leurs territoires. Ces chants, trilles, ramages étaient flatteurs pour nos oreilles et nous encourageaient dans notre effort.

A l’heure hautement stratégique du repas de midi, il nous fallait, à cause de ce temps instable, la pluie menaçant, faire un choix. Hors itinéraire nous apercevions à environ 20 minutes de marche une chapelle. Ce genre d’édifice est souvent prometteur d’abri. Quoi de plus désagréable pour la digestion que de déjeuner dans de mauvaises conditions : debout, sous la pluie, dans le froid, à la va vite…Quoique la balade était répertoriée « marcheur » donc ne dépassant pas une certaine distance kilométrique ne pouvait-on faire une entorse pour éventuellement trouvé des conditions acceptables ? Nous proposons un vote. À l’unanimité le monument religieux fut préféré à l’herbe mouillée. En option, éventuellement certains Cémécistes pourraient profiter de l’aubaine pour dire quelques prières de circonstances en espérant qu’il en existe une pour le beau temps ! 

Avec le printemps, ils n’y a pas que les oiseaux et la nature qui revivent, il y a aussi la nourriture de ceux-ci, en particulier les mouches et autres insectes et hélas il faut quelquefois partager.

Et là votre narrateur est un peu plus connaisseur qu’en ornithologie.

Au menu du repas de midi, pour changer un peu, pas de traditionnelle salade de riz mais des sandwichs jambon/beurre. La mouche verte, superbe en l’occurrence, aime aussi ce met et désire le partager avec moi. Une Lucilia séricata, attirée par l’odeur d’indole que dégage le jambon, se pose sur la tranche. Oui mais, alors il suffit de la chasser diront certains ? Peut-être mais le problème est de savoir où cette Lucille soyeuse a trainé ses pattes auparavant : charogne ou étron ? Qu’a pu-t-elle déposer ? Si elle est âgée de 3 à 5 jours c’est étron, au-delà elle a vraisemblablement copulé et est prête à pondre dans une charogne qui servira de self-services pour sa progéniture. Je ne sais pas quel serait votre réaction mais moi ça me coupe l’appétit, elle aurait pu choisir d’autres sources de protéines.

Permettez-moi de vous rappeler, cher lecteur, que la pluie nous a obligé à nous rabattre pour manger sous un porche se situant entre l’église et le cimetière avec vue sur les tombes. Alors au lieu de mastiquer, je pense à cette histoire de choix chez la mouche verte : nécrophage ou coprophage ?

Pour nous aussi, humain, dans la vie tout est affaire de choix. Dès le départ, ça commence par la tétine ou le téton et ça se termine par le choix du costard : chêne ou sapin !

Pot de l’amitié à Lautrec, partage de multiples gâteaux, sans mouches, au passage un grand merci aux pâtissières car ils étaient à se rouler par terre, puis retour sur Colomiers.
Un grand merci à Guy notre accompagnateur du jour.

Le 19 mars, le Pic du Bacanère

En marchant, chez moi, il n’y a pas que les muscles locomoteurs qui travaillent mais aussi le cerveau.

Par politesse et convention, nous nous nommons au sein du CMC, comme partout dans les associations me semble-t-il, par nos prénoms. Alors, Il m’est revenu en mémoire le film de Claude Sautet : Vincent, François, Paul…et les Autres. (1974)

Premièrement, comme dans le film nous nous retrouvons souvent en fin de semaine et nous avons aussi un François. Pour cette sortie nous avons formé 2 groupes de niveaux : Christine, Jean Pierre, François, Patrick, Alain, Luc…et les Autres.
Par courtoisie, il convient aussi de citer leurs prénoms : Dominique, Brigitte, Yolande, Éric et Valerie.

Le scénario est toujours le même. Lever très tôt le matin, rendez-vous derrière la mairie, départ à la seconde près, environ deux heures de route, montée plus ou moins longue, extase face au superbe, admirable, merveilleux, beau, splendide, remarquable, somptueux, formidable...panorama, repas tiré du sac, quelquefois le retour se fait par une boucle c’est-à-dire un autre trajet, descente et pot de l’amitié.

La question est toujours la même au sujet du compte-rendu : comment intéresser le lecteur ?

L’objectif du premier groupe est l’ascension du Bacanère (2193 m), pour le second, la cabane de Salode (1549 m).

Trouvant peut-être la randonnée trop tranquille ou voulant éprouver notre solidarité, notre accompagnant, par un acte manqué, laissa son sac dans sa voiture au départ. Intéressant pour notre pitch car la situation est totalement nouvelle. Rigolades, bien sûr, de notre part car le (petit) malheur des uns fait le bonheur des autres, c’est bien connu !

Mais, rapidement des propositions de nourriture arrivent de toutes parts et en guise de sac à dos, nous proposons une besace à chaussures faite maison avec heureusement de grandes anses de telle manière que notre infortuné camarade pu, toute honte bue, se joindre à nous en enfilant les lanières autour de ses épaules et transporter le minimum vital. Cet événement fera date.

Deuxièmement, le titre du film, une suite de prénoms, soulève des interrogations quant à ces derniers. Par exemple : ceux-ci nous étant attribués dès notre naissance serait-il cependant, pour quiconque, de le deviner, en proposant une liste restreinte de nom de baptême et ce à la simple lecture du visage du randonneur ?

Autrement dit : l’étiquette attribuée dès les premiers jours de notre vie s’exprimerait-elle dans nos traits souvent burinés par les nombreuses heures de marche ?
 Notre passion de la montagne se lit-elle sur notre bobine ? Intéressant non !

Il faut bien quelques heures de rando pour résoudre ces problèmes, au moins pendant ce temps nous pensons moins à nos petits bobos.
Eh bien oui, des chercheurs ont prouvé que les éléments de notre vie finissent par déteindre sur notre visage.

Nous avons souvent une idée préconçue de ce à quoi doit ressembler un François ou un Amaury, une Ginette ou une Marie-Amélie, par exemple. Certain(e)s useront leurs chaussures sur les chemins caillouteux quand d’autres cireront la selle de leur monture… Certain(e)s boiront à même une gourde d’eau froide quand d’autres se saisiront délicatement de leurs tasses d’eau chaude (thé en anglais) en soulevant le petit doigt…
 
Vous lirez, avec intérêt, le compte-rendu détaillant le parcours :

« 11 PARTICIPANTS : 5 DAMES 6 MESSIEURS
DU VILLAGE DE GOUAUX DE LUCHON 940M CABANES DE SALODE ET MOUSCADE puis PIC DE BACANERE 2193M
De Colomiers à 7H, départ de la randonnée à 9H15, nous traversons le joli petit village de GOUAUX DE LUCHON et nous poursuivons par une piste sinueuse (autorisée aux 4X4).
Nous nous divisons en deux groupes (prévu cabanes/pic). Après quelques embranchements de pistes, nous restons sur notre balisage jaune et panneaux indicateurs qui nous amènent à la CABANE DE SALODE 1549M en 2h.(cheminée, eau, 20 PLACES).
Déjà le spectacle est saisissant sur les sommets du LUCHONNAIS drapés de blanc sous un soleil éclatant.
Après une petite halte "grignotage" nous repartons. Nous rencontrons, sur le chemin, les premiers névés et au bout d’une heure, en évitant les pentes raides, LA CABANE DE MOUSCADE 1876M (fermée, un peu cachée pour certains...) des randonneurs et des "trailleurs" qui nous ont rejoint.
Nous poursuivons notre itinéraire par un petit détour où nous laissons à gauche le petit étang gelé de dessous puis direction la crête frontière (borne 405), après avoir pris pieds sur cette crête(GR10), nous continuons plein sud. Nous nous arrêtons à un petit collet pour chausser nos crampons et par une pente soutenue atteignons le PIC. 
Il est 13H, le panorama de 360° est magnifique (DU CAGIRE au lointain NEOUVIELLE/PIC LONG/PIC DU MIDI en passant bien sûr par le MASSIF DE LA MALADETTA/ANETO). La température est printanière (quelques couples au sommet), nous prenons le repas avec un randonneur et son chien.
Après une heure au sommet nous redescendons et rejoignons nos amis(es) restés aux cabanes, puis reprenons ensemble la descente au village, il est 17H. Pot de l’amitié à ST GAUDENS.
Merci DOMINIQUE pour les gâteaux "MAISON" et les gourmandises "diverses",
Arrivée à COLOMIERS AUTOUR DE 2Oh30 (circulation, bouchon)
Anecdote !!!! NE PAS OUBLIER SON SAC A DOS à COLOMIERS... dans la voiture, MERCI POUR VOTRE AIDE ET LE RAVITAILLEMENT »
 
« Matin de printemps
Mon ombre aussi
Déborde de vie »
Kobayashi Issa (1763/1828)


Le 12 mars « la trace du fromage » 2017
Rien n’y fit. Ni les prières auprès des Saints, ni les implorations à Vishnou, ni la lecture de sourates appropriées auprès d’Allah, ni les supplications des bouddhistes n’ont pu changer le temps prévu par météo-France. Il a fait superbement beau le samedi, le soleil brille ce lundi mais c’est dans un brouillard épais et tenace que les 15 courageux cémécistes se sont lancés dimanche 12 mars sur les Traces du fromage. Nous aurions dû croire les présages de l’aruspice.*

Depuis un certain temps, Muriel nous avait vanté puis convaincu de l’intérêt de cette marche (nous lui en savons gré et la remercions chaleureusement). Elle avait d’autant raison que la région possède de multiples trésors. En plus, cerise sur le gâteau, nous logions dans la célèbre Auberge du Combaïre où la cuisine est de tout premier ordre ainsi que le service assuré par l’impayable Thierry. 

Trésors gastronomiques au travers de l’excellent fromage de Laguiole, à déguster sans modération, avec de l’AOC d’Estaing, petit vignoble local, à consommer avec modération et des préparations culinaires faites à base de celui-ci (aligot, truffade, tarte à la tome…). N’oublions pas non plus le bœuf d’Aubrac et son excellente viande, tant pis pour les veggans, ils ne savent pas ce qu’ils ratent.

Trésors culturels avec la fabrication des célèbres couteaux, les sites chargés d’Histoire : Conques, Rodez, Bozouls…
Trésors offerts par la nature de la région de l’Aubrac qui va devenir parc naturel mais ceux-ci restèrent bien cachés enveloppés par l’épais brouillard cité plus haut.

Dimanche 12 mars au matin nous nous lancions donc dans une marche de 18 ou 20 km sur deux parcours différents. Ayant parcouru le plus long c’est cette expérience que je vous relate.

Départ vers les 8h45 après remise des dossards et rappel des consignes de sécurité. Vu l’épaisse nébulosité les organisateurs avaient doublé les balises indiquant le tracé et non le chemin car la particularité de ces randonnées c’est de se faire à travers les pâtures et judicieusement à cette époque de l’année car un, l’herbe n’a pas encore repoussée et deux, nous ne risquions pas de nous retrouver nez à nez face à un taureau de race Aubrac aussi imposant qu’un bison mâle et peut-être aussi jaloux de ses vaches que ce dernier de ses bisonnes.

Il s’agissait en fait de parcourir tout au plus 3 km d’affilé car nous faisions étapes dans des burons, fermes d’alpage où se fabriquait auparavant le fromage.

Là nous étions chaleureusement accueillis par des fermiers. Nous avons eu droit successivement au vin chaud, au lait cru, à de la fouace, bien sûr au fromage Grand Aubrac (le meilleur), à la gentiane, au Kir et pour contrebalancer ces alcools, au thé d’Aubrac (décoction à base de sarriette à grandes fleurs). Nous avons étés gâtés, l’ambiance était à chaque fois réchauffée par un bon feu dans la cheminée et même par des airs d’accordéon jouant des bourrées, que demander de plus…du soleil !

Aux alentours de midi, repas collectif sous chapiteau. Malgré un service efficace il fallait faire la queue avant de servir les 2400 convives. Les organisateurs avaient prévu de nous faire patienter en déambulant au milieu d’une étable reconstituée. Nous avons pu admirer de superbes vaches de race Simmental reconnaissables par leur pelage de couleur froment, des cornes en formes de lyre et des yeux maquillés au khôl. Braves bêtes qui se laissaient photographiées avec les randonneurs.

Menu à base de fromage : aligot fabriqué en grande quantité sur place par des professionnels qui faisaient le show en étirant leur préparation à 1.5 m au-dessus des chaudrons, laguiole sélection, tarte à la tome, éventuellement une brochette de bœuf… 

Pour les plus courageux, retour à pieds sur un autre tracé, pour les fainéants où les randonneurs à la petite semaine, une navette était à disposition. Nous, bien entrainés tout au long de l’année par Muriel, Philippe et Yvon, avons bien sûr choisi la marche. Un grand merci pour eux, grâce aux efforts endurés, à leurs enseignements nous avons pu correctement terminer cette épreuve et être fier de nous.

Ce type de weekend est un bienfait général. En effet nous cochons toutes les cases. Nous entendons à longueur d’antenne qu’il faut faire de l’exercice physique pour rester en bonne santé. Et d’une. D’autre part, il ne faut pas négliger le lien social. Et de deux. Il faut aussi se nourrir correctement en particulier mettre de la couleur dans l’assiette. Bon là on va dire deux et demi car nous étions plus dans la fenêtre thérapeutique que dans l’observance pure et dure des prescriptions. Si le Bon Dieu n’a pas entendu nos prières du début, espérons qu’il nous pardonnera cet écart alimentaire.

Retour individuel et rassemblement collectif dans un bistrot à Espalion. Excellent accueil par rapport au dernier établissement fréquenté à Ax les Thermes. Autre pays d’origine, autre rapport aux clients, nous avons étés correctement considérés par le gérant extrême oriental. L’adjectif extrême change beaucoup de chose. Ceux qui ont participé aux deux balades comprendront.

Pot de l’amitié dans une petite salle cosy rien que pour nous où l’on pouvait sentir, même si ce weekend n’a duré que deux jours de vie commune comme un rapport fusionnel d’intimité. Les efforts prodigués en commun, oserais-je (Rachel sautes ce passage) la victoire de l’Équipe de France face à l’Italie entre autres ont participé au bien être ressenti. Mais évitons tout éthylisme sentimental continuons à cultiver la bienveillance en renouvelant ce type d’animation. Encore une fois un grand merci à Muriel et vivement le déplacement en Camargue ; merci aussi aux participants. Ils font vivre le CMC.
 
*Un haruspice, ou aruspice, est un pratiquant de l’haruspicine, un devin étrusque qui examinait les entrailles d’un animal sacrifié pour en tirer des présages quant à l’avenir ou à une décision à prendre.

Le 29 janvier, le pic Fourcat, le rocher de Scaramus.
Un ciel bleu metallique, un soleil aveuglant et de la neige. La journée est magnifique sous la protection au sud des sommets ariegeois. Même la dent d’Orlu est enneigée. Il fait froid, par endroit le vent souffle et nous pousse. Doucement parmi les nombreux randonneurs nous arrivons à notre cible, les uns au pic, les autres au rocher.  A 13h, nous repartons ... surtout pour nous réchauffer. Nous redescendons, selon notre motivation nous empruntons en raquettes des pentes plus ou moins douces.
Notre animateur présente des règles d’usage du piolet, des raquettes afin que chacun puisse assurer sa sécurité. Que faire en cas de chute dans la pente ? Comment traverser en raquettes une pente. Les débutants prennent ainsi de la confiance et seront armés pour une randonnées plus montagnarde.
Notre pot de l’amitié à Ax les thermes, un bain de pieds pour certains et nous retournons à la maison, comme les nombreux skieurs .....

9 PARTICIPANTS 5 DAMES 4 MESSIEURS
Le dimanche 29 janvier. ANCIENNE ABBAYE DE COMBELONGUES 480M, CIRCUIT DU ROC DE CASTILLON 939M.
COLOMIERS 7H30 ABBAYE 9H20

Au vu les "faibles" conditions d’enneigement, (à ces altitudes), certains prennent les raquettes d’autres pas, nous empruntons la petite route goudronnée de PUJOL (échauffement) puis une piste forestière, rendue boueuse par les 4X4 qui nous conduit sur la crête. Une petite halte s’impose car le paysage (limité) est magnifique sur les sommets, drapés de blanc, PYRAMIDE DE SERRE AU CAGIRE, et sur la plaine du "ST GIRONNAIS".

 Par un chemin balisé (traits jaunes et quelques panneaux, nous voici sur le premier petit sommet de la journée LE PIC D’ECHEIL 875M puis le second LE PIC D’ECHENNE 917.
La neige ? Quelques plaques, nous nous amusons, raquettes aux pieds sur cette crête, boisée, qui nous offre de belles vues (initiation). Nous gardons nos raquettes pour traverser LA SERRE D ECHENNE, puis déchaussons pour monter au ROC DE CASTILLON 939M. 

Il est 12H30,(nous avons marché "tranquillement" avec quelques poses), nous prenons notre repas, toujours au soleil(un peu voilé) et faisons sauter le bouchon pour cette nouvelle année. Au bout d’une heure, nous repartons.

Après une courte descente nous remontons sur LA COUME ROUGE 970M POINT CULMINANT DE NOTRE JOURNEE. Puis arrivé au COL 951M nous quittons notre crête en direction (marquage peinture sur un arbre) de RIMONT.

Nous voici à une bifurcation de chemins, nous quittons la piste pour emprunter un petit chemin, itinéraire en suivant les poteaux téléphoniques qui nous amènent au hameau de SUPERY.

Nous rencontrons un propriétaire qui nous propose de rendre visite à un poulain né la nuit dernière (un moment convivial). Puis, après un bon quart d’heure de photos par certains, nous terminons notre circuit (par un soleil généreux) par la ferme de PLADELLAC et la petite route qui nous ramène à L’ABBAYE, il est 16H, pot de l’amitié à ST GIRONS, COLOMIERS 19H.


RANDONNEE A FANJEAUX SITE PÔLE DU PAYS CATHARE,
DIMANCHE 8 JANVIER 2017
Il aurait pu être moins une que par moins cinq degrés d’aucuns se découragent …. Que nenni, trois dignes représentantes de la gente féminine et deux messieurs étaient au rendez-vous à l’heure et de bonne humeur.
 
Direction FANJEAUX, autrefois “FANUM JOVIS”, (Temple de Jupiter,) accrochée à un piton rocheux à 360 m d’altitude. Cette petite commune est un haut lieu historique du Lauragais, entre les Pyrénées et la Montagne Noire, offrant par beau temps, (ce fût presque le cas hier) un point de vue exceptionnel sur 7 départements.
Autrefois Cité Médiévale dotée de 3000 âmes, aujourd’hui, chef-lieu de canton, la commune ne compte plus que 860 habitants.

Un peu d’histoire ….. car faire travailler son cerveau est autant bénéfique que faire travailler ses muscles…
Ancien oppidum, temple romain, Fanjeaux est au Moyen-Age une cité de 3.000 habitants, aux fortifications dotées de 14 tours, détruites au cours des temps. Fanjeaux fut intimement lié aux événements qui secouèrent le Languedoc au XIIIème siècle, en devenant l’un des bastions du catharisme en Lauragais. Fanjeaux fut au centre de la prédication contre l’hérésie cathare. Dominique de Guzman (futur Saint Dominique), installé à Fanjeaux de 1206 à 1215, tenta, par ses prédications de ramener à l’Eglise Catholique Romaine, la noblesse locale acquise à l’église des « Bons Chrétiens » ou Eglise Cathare.
En 1207, la joute oratoire qui opposa Dominique à Guilhabert de Castres, évêque cathare, aboutit à l’ordalie (preuve par le feu). D’après la tradition, les écrits des deux orateurs furent jetés dans les flammes, ceux de Guilhabert de Castres brûlèrent, alors que ceux de Dominique, s’élevèrent par trois fois au-dessus des flammes, jusqu’à atteindre une poutre du plafond. Cette poutre, dite du « Miracle du feu », est actuellement à l’église paroissiale, les habitants de Fanjeaux l’y ayant transportée solennellement en 1820, après l’effondrement, sur les lieux du miracle, de la chapelle qui l’abritait au couvent des Frères prêcheurs…. Ceci étant fait, le récit peut reprendre.

Une fois bien équipés car le froid était de la partie, nous avons entamé notre cheminement qui s’annonçait comme une marche tranquille et sans difficulté….. Sans difficulté n’est pas le terme que j’emploierai ici car dans toute randonnée il y a un moment ou il faut remonter ce qui a été descendu. Vous connaissez votre narratrice, je vous ferai donc grâce ici des difficultés mineures rencontrées, curieusement au cours de descentes, dont une particulièrement, ou Hervé nous a gratifiés d’une chute spectaculaire qui s’est achevée in extrémis avant le plongeon dans un ruisseau glacé …… (Après nous être assurés que tout allait bien, la nature humaine reprenant le dessus, quelques rires discrets fusèrent)…… Il faut dire que la personne en question avait “oublié” ses chaussures de marche dans le coffre de sa voiture… Ce qui ne mérite également aucun commentaire sarcastique, quoi que ???.
 
Cheminer, deviser, partager, échanger, tel est le bénéfice de toute randonnée et lorsque le paysage s’y prête et que tout va pour le mieux on en oublierait presque la sacro sainte pause miam-miam  (Jean-Pierre n’étant pas là) nous l’avons un peu dépassée. Jean-Pierre, si tu me lis ….. sans rancune. Nous avons cherché (pas longtemps) et trouvé un petit abri sous un bouquet d’arbres dont l’un d’entre eux a servi de “porte sacs et bâtons” (cf.photo). Nous avons connu des pauses plus longues, mais froid oblige, nous avons écourté ce moment convivial. Pour une fois, le thé ou café chauds “ des termos étaient les bienvenus (nous avons connu plus festif et plus goûtu).
 
 Arrivés au point culminant de la balade, nous avons dû nous contenter des explications des tables d’orientation qui pourtant, décrivent avec précision tous les sommets alentours, (dont le Mont Vallier, cher à nos intrépides grimpeurs du CMC…..) entre autres bien évidemment, mais hélas, malgré une météo pas vraiment désagréable, il manquait tout de même quelques couleurs à cette palette pour nous faire profiter du panorama certainement magnifique par ciel bleu.
Le retour vers le village s’est effectué sans encombre. Nous en avons fait le tour ce qui ma foi ne dure pas longtemps. Une église gothique imposante, une halle du 18ème, quelques ruelles authentiques, un Monastère (le monastère de Prouilhe) qui abrite une cinquantaine de moniales.
Si parcourir en fin de randonnée des villages qui nous laissent pantois, admiratifs, émerveillés, je dirai que celui-ci pour ma part ne m’a fait aucun de ces effets. Reste à souhaiter que l’été il reprenne vie et couleurs. 

Nous étions 11 PARTICIPANTS 5 DAMES 6 MESSIEURS ce dimanche 11 décembre
Bien nous a pris de passer par le versant espagnol car une piste (carrossable) nous a propulsé à 1600M d’altitude (petit parking) pour le départ de cette randonnée,
il fait -3°, nous empruntons, déjà sous le ciel bleu, le terminal de la piste (par endroits verglacées) suivi d’un sentier qui nous amènent au COL DE BAREGES 1749M et ses deux cabanes (espagnoles) fermées.
Déjà la vue est spectaculaire sur les hauts sommets du LUCHONNAIS drapés de blanc, après une courte pause, nous continuons notre itinéraire sur la crête frontière sur un terrain sec mais le sentier n’est pas bien marqué donc on "zig zague" dans de la "pelouse à gispet".
Nous voici arrivés à notre premier sommet de la journée LE PIC D AUBAS 2071M, il est 11H, une pose s’impose sur ce panorama, après avoir laissé quatre du groupe (petite balade prévue aux PICS TRONA).

<Après notre séparation, nous avons cherché une « terrasse » accueillante … et l’avons trouvé « Le Trona », belle vue, matelas herbeux (gyspet fatigué !!!) souple et accueillant. Petit sommet « discret » (vous ne le trouverez sur aucun topo) à l’écart des « grandes routes » . Cette « longue » pause nous a permis de discuter..pas mal…. Le rêve en quelque sorte. >

Nous poursuivons notre itinéraire par la crête frontière, redescendons à un collet(rencontre avec des chasseurs, et leurs chiens, espagnols) : la neige est là il faut chausser nos crampons pour monter au PIC D ARRES 2161M, point culminant du programme. Il est midi, après quelques photos et observer le lieu (grandiose) sur 360° sous un ciel bleu éclatant (DU CAGIRE AU PIC DU MIDI DE BIGORRE EN PASSANT BIEN SUR PAR L ANETO/MALADETTA ET LE LOINTAIN NEOUVIELLE) nous prenons notre repas, (nous avons fait sauter le bouchon pour ce souhaiter de bonnes fêtes).
Suite à une heure de pause, nous reprenons notre périple, en crête, qui nous amène aux PICS DE MONTAGNOU ET CAMPSAURE 2141M, avant le PAS DE VILAMOS nous décidons de descendre sur le PLATEAU D E CAMPSAURE(terrain à gispet un peu pénible). Nous voici maintenant sur la piste et à la CABANE DU CAMPSAURE 1650M, ouverte propre bien aménagée, il est 15H, après une pause, toujours accompagnés par le soleil, il faut maintenant remonter au COL DE BAREGES, par un bon sentier, balisé.
Nous retrouvons nos amis(es), il est 16H, après un dernier regard sur ces 3000M DU LUCHONNAIS, nous redescendons aux voitures,
Pot de l’amitié à LUCHON, merci à tous pour ces "gâteries", COLOMIERS 19H30. Une journée encore inoubliable du CMC !

Postscriptum :
Lors de notre assemblée générale, des personnes, se sont émues d’un certain gaspillage énergétique, en particulier dans la redondance d’envois de mails. Elles ont raison de se soucier de l’économie de notre planète.
Aussi je me permets la proposition suivante : il s’agirait de réfléchir aux gestes domestiques que l’on effectue sans même y penser et pourtant ils pèsent sur le porte-monnaie et surtout l’environnement.
De quoi s’agit-il ? Du lavage des vêtements de montagne tout simplement.
La société nous impose des diktats aussi routiniers qu’invisibles et nous transforme en « somnambules marchant au milieu des rituels ». Il est facile de fourrer ses affaires dans la machine à laver, verser la dose de lessive et appuyer sur le bouton de mise en marche sans se demander si ces vêtements sont réellement sales. Cela implique une consommation des ressources telles que l’eau et l’électricité, sans oublier le traitement des eaux usées pleines de détergent.
Conscient que nous agissons sous l’effet de normes puissantes imposées par l’extérieur, porter des vêtements propres et repassés, ne pas émettre d’odeur corporelle…et pourtant dans certaines situations : trek sur plusieurs jours avec obligation de transporter un sac le plus léger possible, nous gardons la même tenue et nous ne tomberons pas plus malades. 
Je suis sûr que c’est facile surtout en construisant un discours « écologique » pour affronter le regard des autres. Nous pouvons aussi user de stratagème en faisant sécher sur le balcon les vêtements retournés !

Vu la météo aujourd’hui dimanche (pluie prévue) nous avons avancé notre randonnées au samedi 12 novembre.
En circuit LE ROC D ORRI D’IGNAUX 1724M, départ de SORGEAT à 1060M, ROUTE DU COL DU CHIOULA.

7 PARTICIPANTS 3 DAMES 4 MESSIEURS

Départ COLOMIERS 7H, DE LA RANDONNEE 9H 20,
pour commencer, un petit détour, dans le village de SORGEAT, (chercher le départ).

Nous voici sur la bonne voie, le GR107, un bon chemin parfois goudronné, puis un sentier, souvent en balcon, (belles vues déjà panoramiques sur les sommets drapés de blanc) nous propulsent au COL D’ IJOU 1649M.
La neige est là, nous faisons une pose et mangeons un fruit, une barre céréales, le ciel est légèrement voilé mais le bleu est présent, la journée s’annonce belle, il est 11H 15, après un bon quart d’heure nous repartons.
Nous empruntons dix minutes une route forestière(toujours avec notre balisage rouge et blanc) puis un peu hors sentier nous décidons de monter au "ROC", la neige craque sous nos pas, en quelques lacets nous voici sur la crête qui nous amène au ROC D ORRI D IGNAUX.

Ne le cherchez pas sur les topos guides..., ce petit sommet panoramique(DU TARBESOU AU MT VALIER en passant par les trois milles mètres ARIEGEOIS, MONTCALM PIQUE D ESTATS SULLO) mérite une visite. Il est proposé en raquettes à la station nordique DU CHIOULA, balisé.
Il est 12H30, nous prenons notre repas, à l’abri d’un petit vent, qui nous rappelle que nous sommes aux portes de l’hiver. Après une bonne demi-heure nous continuons notre périple, nous descendons dans le domaine nordique du CHIOULA sur un sentier en lacets, boisé, nous arrivons au pied du refuge (encore fermé, pas de neige au sol), nous le laissons sur notre droite, nous pensons trouver le GR TOUR DE LA VALLEE D AX prévu pour terminer notre circuit.
Et non, après une grimpette dans le bois,(balisé itinéraire raquettes) nous nous apercevons (LUC ET SON GPS) que nous sommes pas sur notre itinéraire. Nous redescendons et empruntons une route forestière ( balisée en traits jaunes) qui nous amène sur notre crête prévue. La vue magnifique le soleil et le ciel bleu nous accompagnent toujours, nous passons sur la bosse de L’SSALADOU 1585M.

Un bon sentier(halte de douceur) balisé en jaune, nous fait descendre au petit village D IGNAUX puis retour au village de SORGEAT par la route, (deux "petit" KM).
Il est 16H15, pot de l’amitié à AX, merci CAROLINE pour le bon "gâteau maison", retour à COLOMIERS 19H15, petit bronzage hivernal.

Dimanche 30 octobre.
N’est pas Jack London (1876-1916) qui veut ! Il écrivait son millier de mots quotidien où qu’il se trouve. Nous n’avons pas cette énergie intérieure lorsqu’arrive le moment de rédiger le compte-rendu de la sortie dominicale. Comment s’y prendre pour intéresser le lecteur et lui donner envie de parcourir les sentiers empruntés lors de ces randonnées, comment ne pas le lasser par un discours qui deviendrait vite standard ? Essayons encore une fois.
Nous sommes 15 au départ de Colomiers ce dimanche 30 octobre. Il ne fait que quelques petits degrés mais heureusement beaucoup plus tout au long du parcours sous le soleil chaud et un ciel sans nuage.

Deux groupes de niveaux différents se forment au col de Bales (1755m). Le nôtre fort de 9 personnes s’engage en direction d’un port à la côte 2021m. 200 mètres après le départ, des chasseurs ont placé un panneau de danger annonçant une chasse au sanglier. Hésitation … le chasseur hélé en contrebas nous autorise à continuer car celle-ci se déroule plus bas dans la vallée.

La piste nous mène jusqu’au pied du TEMPLA(2121 m) . Une petite montée dans l’herbe et nous voici au sommet. Des vautours fauves tourbillonnent, proches par curiosité pour nous et lointains pour d’éventuelles carcasses. Attendent-ils la fin de la chasse en profitant de la chaleur et du petit vent de la journée pour tourbillonner et surveiller leur territoire ? En tout cas le spectacle est toujours magnifique et nous ne nous en lassons pas.

De retour au col, nous poursuivons par une sente créée par les marcheurs et les animaux jusqu’au mont NE (2147m). Il fait vraiment chaud pour une fin octobre, nous ne saurions nous en plaindre ! Piquenique en admirant les montagnes qui nous entourent. Les plus expérimentés au savoir encyclopédique ne sont pas présents pour nous aider à reconnaitre les pointes au loin. Cependant nous distinguons le plus reconnaissable : le pic du midi mais pour les autres … c’est approximatif ! Deux choucas (ou corbeaux ?) passent joueurs. Ce sont les seuls animaux que nous verrons car ces proies sont dédaignées par les chasseurs, leur chair est immangeable et ça ne vaut pas un coup de fusil. Par contre pas une palombe, elles ont dû twitter entre elles et se signaler les 2 tartarins du dimanche postés en contrebas. Pas si bête ces bêtes ! Tant mieux.
Arrive un chien Pyrénéens ou Patou avec ces maitres, il n’a pas grandi dans un troupeau de montons et se laisse caresser. Quelle taille !!

13h, nous repartons, descente ver le col de Pierrefitte (1855) jusqu’au lac de Borderes (1765m). Sur ses rives se trouve un monde fou, ce qui est inhabituel pour nous : des familles avec enfants en bas âge et pourtant le parking est loin. Ils barbotent joyeusement dans l’eau.

 L’herbe est rase et verdoyante car tondue et retondue par des chevaux courtauds. Ils s’estiment chez eux et s’imposent. Ils s’introduisent au milieu d’un groupe, quémandent (quoi ?) des caresses ? Une gourmandise pour eux du sel.
 Les pentes douces invitent au repos : le lieu est idyllique mais il nous faut penser à rejoindre nos voitures. En avant donc sur une piste forestière interminable, sans intérêt, peut-être aurait-il mieux valu faire la boucle dans l’autre sens et parcourir ce pensum en guise d’échauffement !

Enfin le point de départ, le col de Bales où sont garées 30 ? 50 ? voitures dont les nôtres. Il y en aura beaucoup plus le Jeudi 13 Juillet avec la 12ème étape du tour de France Pau - Peyragudes 214km

Le second groupe (6 marcheurs dont le vaillant « p’tit Bernard ») choisit de tourner le dos aux reliefs du TEMPLA et du MONT NE. Nous suivons la croupe frontalière entre la BAROUSSE(65) et l’ OUEIL-ARBOUST(31) en direction de l’ENTENAC, moultes fois « fait » par les Cémécistes de tous bords . il n’y a pas un côté que nous n’ayons pas gravi . Aujourd’hui, le plus facile nous permet de se gaver de panoramas grandioses sur la chaîne pyrénéenne (pour un « piémont », faut le faire ! non ?) du VICDESSOS au PIC DE MIDI DE BIGORRE. Le SACROUX, LE MAUPAS, L’HOURCADE et tant d’autres s’offrent à nos yeux de « MARCHEURS ». Cette dégustation nous ralentit, nous freine tant et si bien qu’il est presque 13h lorsque nous renonçons à 1,5km du but. Mais là encore , le 360° est grandiose… nous voyons au loin les panaches de la centrale GOLFECH. La grande plaine du SUD-OUEST est là à nos pieds. Le retour s’effectue par le même chemin dans « un bain de soleil » revigorant.
Nous regagnons le PORT DE BALES après 12km et 430m de dénivelé. Une mention spéciale à Bernard qui a bien mérité son « maillot à pois » car non content de passer tous les cols en tête, il nous grille la première place sur la ligne d’arrivée. 
A la prochaine …
 
Pot de l’amitié à Moleon Barousse.



P.-S.

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